Le fil du temps

La libre Culture
3 de mayo, 2006
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Jeune artiste mexicain de la génération des Orozco ou Francis Alys, Le Belge de México, et dont la démarche manifeste des parentés avec celles des ces derniers, Luis Felipe Ortega tire sa ligne de conduite aux Chartreux à Bruxelles.

Il y réalise une intervention in situ beaucoup plus impressionnante que spectaculaire, par laquelle il fait littéralement flotter une pierre dans l’espace, défiant ainsi une loi élémentaire de la physique . Il crée un espace d’en haut et d’en bas et institue une ligne d’horizon par rapport  à laquelle chacun se positionnera. Une réalisation  exemplaire, esthétiquement sobre et investiguant des domaines aussi variés que la science et les espatialités symboliques.
Cette ligne de repère est omnipresente en ses oeuvres, films, vidéos, dessins ou objets. Elle donne constamment du regard en établissant une constante qui ne demande généralement qu’à éter perturbée, là par des marcheurs dont le corps est réduit au bas des jambes et pieds, là par un objet usuel, là dans les dessins géométriques par un réseau  de signes abstraits, et là le long de l’Amazone, par la nature. 
Rien, finalement, ne reste rectiligne ni figé, et la beauté naturelle  magnifiquement mise en valeur dans le film est, elle-même, éphémère, changeante. Des images du quotidien magnifiquement cardes.

Luis Felipe Ortega. Before the Horizon. MAAX, 26-28, rue des Chartreux, à Bruxelles. Jusqu’au 13 mai, du mercredi au samedi, de 14 à 18h.